Collectif Romeurope du Val Maubuée

Membre du Collectif National Droits de l'Homme Romeurope

Les Roms : population dangereuse ou population en danger ?

Nous reproduisons ci-après la conclusion d’un dossier de 16 pages réalisé par des élèves de seconde du Lycée Michelet de Marseille. Ce travail fut récompensé par un prix décerné par le quotidien Le Monde. Bien que réalisé en 2010-2011, la majeure partie de ces articles demeure d’actualité*.

La population rom immigrée de Roumanie et Bulgarie est peu nombreuse 15;000 personnes environ et il paraît incroyable que la France n’arrive pas à accueillir de façon correcte si peu de personnes.

Tant qu’ils vivront dans ces conditions misérables de bidonville aucune intégration ne sera possible et les habitants continueront à les rejeter. La grande difficulté d’accéder à un travail les oblige à mendier et parfois pousse aux comportements délinquants .
Il s’agit pourtant de citoyens européens qui en théorie ont le droit de circuler et de tenter de s’installer partout en Europe ; surtout qu’ils sont très mal traités dans leur pays et qu’ils y sont très pauvres.

La politique de démantèlement des camps et de renvoi dans leur pays a eu des conséquences négatives pour l’image de la France à l’étranger et semble surtout avoir pour but de satisfaire des électeurs et de montrer la sévérité du gouvernement.
Cependant au-delà de ces Roms immigrés, les gens du voyage eux-mêmes bien que Français pour la plupart connaissent encore des discriminations nombreuses et des difficultés d’accès à leurs droits ; ils ont un carnet ou un livret de circulation, ils doivent être implantés depuis 3 ans pour avoir le droit de voter, les aires sont insuffisantes, la scolarisation des enfants pas évidente.
Il semble que notre pays ait du mal à admettre les façons de vivre différentes, même pour ses propres citoyens.
Les deux questions ne sont pas à mélanger mais révèlent quand même des préjugés et une vraie discrimination vis à vis des populations roms dans leur ensemble.

Ce qui paraît vraiment dur c’est la situation des enfants dans tous les cas, et la France ne respecte pas la Convention Internationale des droits de l’enfant dont elle est pourtant signataire.

D’autres pays font mieux : récemment, l’Espagne, malgré ses difficultés, a mis en place un plan doté d’un budget de plusieurs millions d’euros sur trois ans. Cet argent est destiné à la santé, à l’éducation et au logement des Roms, une façon de les aider à s’intégrer afin d’améliorer leur vie de tous les jours.
Le problème n’est pas que français ; il concerne l’ensemble de l’Europe ; si on ne parvient pas à respecter les textes européens et faire place à tous les peuples qui la composent, alors c’est le projet européen lui même qui en pâtira.

Pour télécharger le dossier complet (PDF), cliquez ici

> Note : sur le même thème on peut lire « Les Roms migrants en France ou comment faire d’une population en danger « une population dangereuse » » ainsi que « Roms et riverains: une politique municipale de la race »


* (1) Depuis le 1er janvier 2014, les roumains et bulgares peuvent désormais librement travailler. (2) Le 10 juin 2015, l’Assemblée nationale a voté la fin du livret de circulation pour les gens du voyage.

 

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