Collectif Romeurope du Val Maubuée

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Saint-Denis : les Roms de Voltaire sous le choc après la double descente de police

«Nous ne sommes pas des terroristes ! » C’est le cri du cœur lancé par plusieurs habitants du terrain Voltaire, situé route de la Courneuve, à Saint-Denis.

Plus de 200 Roms vivent dans des baraquements construits sur ce terrain proche de l’hôpital Delafontaine, coincé entre l’autoroute A1 et le tramway T1.

Ce petit village a été sous les feux de projecteurs début février. En une semaine, deux descentes de police ont eu lieu dans le camp, pour deux affaires différentes, mais avec le même mode opératoire : intervention à l’aube, forces de l’ordre en nombre, avec l’appui d’un hélicoptère.

Le mardi 2 février, c’est la Brigade de répression du proxénétisme de Paris qui est intervenue pour démanteler un réseau. Trois habitants du terrain Voltaire ont été interpellés. Une semaine plus tard, le mardi 9 février, au moins un autre résident est arrêté lors d’un vaste coup de filet contre un réseau de pickpockets.

Cette double opération a alimenté une polémique sur la dérive supposée de ce terrain (lire ci-contre). Dans le camp, on se serait bien passé de cette mise en lumière soudaine. «On a dit que les habitants de ce camp étaient passés sous la coupe d’un réseau mafieux. C’est entièrement faux. Les habitants se sentent montrés du doigt à cause d’une seule famille qui poserait problème », se désole Agnès Cluzel, militante du Mrap 93 (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), qui suit depuis longtemps le terrain.

Dans l’affaire de proxénétisme, l’arrestation de la famille, résidente de longue date du camp, a surpris bon nombre d’habitants. «On ne sait pas ce que certains font à l’extérieur », assure Romana. «Si quelqu’un a fait quelque chose de mal, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac, estime Florin, l’un des habitants les plus intégrés, qui travaille comme technicien linguistique à Paris. On voit des infractions partout à l’extérieur, ce n’est pas l’affaire d’une seule communauté. »

Selon les Roms de Voltaire, pour l’affaire des pickpockets, la personne interpellée n’était que de passage, depuis quelques jours, et très peu d’habitants la connaissaient.

Lire la suite sur Le Parisien.fr du 16/2/2016

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