Collectif Romeurope du Val Maubuée

Membre du Collectif National Droits de l'Homme Romeurope

Bidonvilles : la politique du bulldozer doit cesser

PIERRE DUQUESNE –  MARDI, 16 FÉVRIER, 2016 – L’HUMANITÉ
Photo : Reuters

Vingt-cinq ans après la réapparition de ces habitats de fortune à la périphérie des villes, les associations appellent à en finir avec la logique d’expulsion systématique. Des élus montent également au créneau pour réclamer une véritable politique de résorption.

«On ne peut pas, en France, laisser encore des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, français ou non, vivre en bidonvilles. Il va falloir que les préfets, les maires, s’y mettent. » L’homme qui parle ainsi était premier ministre. En 1971, Jacques Chaban-Delmas était à Matignon et la France à droite. Et pourtant. Résorber les bidonvilles, où l’on recensait alors jusqu’à 44 000 personnes, était la priorité des pouvoirs publics. Dès 1966, une loi avait été adoptée, d’importants moyens débloqués, des cités de transit et des logements sociaux massivement construits. Tout n’a pas été rose, mais les bidonvilles ont disparu du paysage français. Pour un temps seulement. Ces baraquements de fortune sont réapparus depuis. Mais pas la volonté politique de les éradiquer réellement. Le 3 février dernier, l’évacuation du plus grand bidonville de Paris a valeur d’illustration (lire ci-contre). Seules 167 propositions d’hébergement à l’hôtel ont été faites aux 300 habitants pour une durée de quinze jours. L’autre moitié ? Elle a déjà grossi d’autres camps de la région parisienne…

 

 

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