Collectif Romeurope du Val Maubuée

Membre du Collectif National Droits de l'Homme Romeurope

Nantes – Audrey débute son service civique auprès des Roms

À Sainte-Luce-sur-Loire (Loire-Atlantique), Audrey Boissé commence son service civique à l’association Soleil Rom.

Qu’est-ce qui vous a amenée à choisir d’effectuer un service civique ?

Durant mon parcours, après le bac, je me suis formée dans les domaines des lettres, des langues et du théâtre, avec toujours l’envie d’exercer à l’étranger. Puis j’ai intégré le master de Français langue étrangère, à Nantes. En complément des connaissances théoriques reçues à l’université, le service civique que j’effectue cette année me permet de me confronter à la réalité du terrain et donc d’avoir un aperçu concret de ce qu’implique l’enseignement du français auprès d’un public allophone.

Pourquoi auprès des Roms ?

Au regard de l’actualité, force est de constater que les Roms font souvent l’objet de stéréotypes et de discriminations. En effet, les représentations collectives tendent à cultiver des mythes et un certain folklore autour de cette population, ce qui démontre en réalité une profonde méconnaissance des Roms. J’ai ainsi souhaité travailler auprès d’eux afin d’avoir accès à une réalité et ne pas rester figée dans des représentations.

Quelle est votre mission ?

Ma mission s’articule principalement autour de la scolarité des enfants et l’enseignement de la langue française. Le matin, je suis présente en primaire, à l’école de la Cerisaie, où j’accompagne plus particulièrement une enfant de CP. Le début d’après-midi est consacré au cours de français, dispensé à trois femmes du terrain. En fin d’après-midi, les enfants rentrent de l’école et sont aidés par plusieurs bénévoles pour faire leurs devoirs. Ce temps est aussi consacré aux plus jeunes enfants de CP et maternelle, avec qui je fais des jeux autour des lettres de l’alphabet et de la lecture.

En quoi ces huit mois de service civique vous seront-ils utiles pour votre future vie professionnelle ?

Cela me permettra d’acquérir de l’expérience et d’être dans de réelles conditions d’enseignement, avec un public spécifique, et de nourrir ma réflexion sur la profession et la didactique du français langue étrangère. À l’association, j’espère pouvoir apporter un accompagnement bénéfique aux enfants, à leur réussite scolaire et à leur intégration sociale, tout en valorisant leur identité culturelle.

Source  : Ouest-France

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