Collectif Romeurope du Val Maubuée

Membre du Collectif National Droits de l'Homme Romeurope

Bidonvilles de Champs-sur-Marne : communiqué de presse

Suite à l’article intitulé : « Pas moins de cinq camps illégaux de Roms à Champs-sur-Marne : que peut-on faire ? » publié dans le Journal La Marne, le 11 décembre 2014, le Collectif Romeurope du Val Maubuée estime nécessaire de donner son point-de-vue, l’article ne donnant uniquement que le point-de-vue de la municipalité de Champs-sur-Marne.

Vendredi 12 décembre au petit matin, dans le froid et sous la pluie, une centaine de CRS ont expulsé les habitants des cabanes du boulevard Copernic, mettant à la rue hommes, femmes et enfants, cela sur incitation de la mairie de Champs vis-à-vis du préfet. Curieux travail d’intégration et curieux souci d’humanité, méprisant comme beaucoup d’autres acteurs publics, la trêve hivernale. Réduisant à néant, dans le même temps la scolarisation d’un certain nombre d’enfants, les prises en charge médicales et les perspectives d’emploi. L’ensemble des propos de la mairie sont très hypocrites dans la mesure où elle a longtemps refusée la scolarisation des enfants roms puis dans un deuxième temps leur refuse un tarif correct de cantine, enfin elle a toujours refusé de ramasser leurs poubelles, comme cela lui incombe. Nous avons constaté que dans nombre de terrains évacués depuis 2 ans, certains avaient des toilettes, une cabane douche, une salle commune, et pour un, une école où une institutrice roumaine bilingue faisait travailler les enfants.

Même s’il est clair que les communes sur lesquelles sont installés les bidonvilles ne peuvent pas prendre en charge, à elles seules, les mesures nécessaires à l’inclusion des habitants dans leur commune, elles ont leur part de responsabilité. Dire que les autres niveaux de la hiérarchie politique sont aussi responsables ne suffit pas. Qu’a fait Madame le Maire pour contraindre les instances supérieures à faciliter cette insertion?

Le collectif Romeurope du Val Maubuée pense que les solutions qui permettront de répondre humainement aux situations de grande précarité des habitants des bidonvilles de France (dont ceux de Champs sur Marne que le collectif accompagne depuis plus de deux ans), viendront si des décisions collectives et collaboratives sont enfin prises au niveau local, départemental, régional et national. Ce n’est que par la concertation et la coopération que ces questions pourront être réglées dans les meilleures conditions et délais.

Les commentaires sont fermés.